Art de vivre slowlife bien-être

Attention aux pièges d’une traduction au premier degré. La Slow Life ne se résume pas à la lenteur : c’est plutôt un art de de l’équilibre entre action et introspection, mouvement et régénération. Elle privilégie ainsi l’efficience à l’intensité. Elle nous invite à perdre du temps pour en gagner, selon la devise attribuée à Churchill : “Chauffeur, roulez doucement, je suis pressé”. 

Ainsi, même le plus déterminé des leaders peut gagner à ralentir pour mieux atteindre ses objectifs. Il en retire une meilleure vision, plus d’anticipation, grâce à une réflexion qui a eu le temps de mûrir. Cette réflexion suppose même parfois de… ne pas réfléchir. Les neurosciences montrent en effet que pendant les temps de repos, de rêverie, le cerveau connecte des informations éparses, pour trouver des solutions nouvelles. A l’inverse, ces temps de pause permettent aussi une autre fonction essentielle à la décision : l’élagage des connexions inutiles qui encombrent la pensée.

Les bienfaits de ce mode de vie procurent ainsi un sentiment de paix et de clarté. Il nous converti à l’eudémonisme. Il nous invite aussi sans surprise à pratiquer la bienveillance, dans sa sphère familiale, privée et professionnelle.

Pour définir la Slow Life, il ne faut donc pas traduire textuellement, mais philosophiquement : c‘est un art de vivre ! Nous devons nous appliquer à prendre du recul sur nos choix de vie. Nous devons réapprendre à savourer ce que l’on possède déjà. Méthodiquement, mais sûrement, nous pouvons remporter de nouveaux défis. Grâce à la Slow Life, on gagne du temps en agissant moins précipitamment, sans faire, défaire et refaire, ce qui en entreprise est primordial. La Slow Life est une vie douce à savourer et non à dévorer. Une vie source d’efficacité et d’épanouissement à pratiquer, ou à découvrir par des formations et accompagnements spécifiques, tant cet art naturel nous est devenu étranger.

Dans le travail comme dans la vie privée, la Slow Life est bénéfique. Elle peut s’identifier au Slow Business. La vie douce favorise des relations humaines plus profondes et sincères. On accorde plus d’attention aux gens et à leurs préoccupations, tout comme on peut le faire aussi envers nos collaborateurs et nos clients. La vie douce nous incite à l’analyse active et non plus à une écoute passive. Elle fait de nous des êtres capables de s’organiser plus rigoureusement et l’organisation est un facteur clé de réussite et de performance, comme nous l’apprend Patrick Georges, Professeur HEC, dans l’une de ses interviews. Grâce à elle, on apprend à traiter un problème à la fois, sans nous laisser submerger par nos émotions et l’on reste concentré sur notre mission. Enfin, les bienfaits de la Slow Life nous ouvre les portes d’un avenir plus serein dans lequel on peut se projeter corps et âme, qui ne font plus qu’un.

L’art de vivre en mode Slow Life existe depuis la nuit des temps. Ce n’est absolument pas un phénomène de mode. En revanche, avec le temps, le progrès, l’industrialisation, la technologie et la course effrénée à faire toujours plus en toujours moins de temps, ses bienfaits sont salvateurs. On peut désormais mieux gérer notre stress intérieur et la pression quotidienne que la société ou le monde du travail nous inflige et s’épargner par exemple des Burn-out, tout en gagnant en épanouissement au travail.

Le choix d’investir dans une Startup, par exemple, implique d’avoir une attitude particulièrement basée sur ce mode de vie. Les enjeux sont si importants, que la réflexion doit précéder l’enthousiasme et le doute. Être adepte de la SlowLife, c’est aussi et avant tout devenir maître de ses émotions pour être plus performant dans l’action.